Salam alycom,

Peu importe que votre enfant soit scolarisé ou pas, il est important de comprendre quelle méthode peut être la plus adaptée. Dans les écoles publiques françaises actuellement, la méthode la plus utilisée est la méthode mixte.

Contrairement à ce qu’on a entend souvent, il est faux de se focaliser sur le débat qui oppose la méthode syllabique à la méthode globale. Il existe plusieurs méthodes, qui peuvent être complémentaires.

Mon fils est au cp cette année, et la lecture est la grande priorité du programme de cette année scolaire.  Mon fils a commencé à apprendre à lire avant son entrée en primaire, j’avais donc fait un choix concernant cet apprentissage. A l’école, il a découvert d’autres méthodes, ce qui m’a permis d’ouvrir mon champ de vision concernant la palette de méthodes qui existent.

Je vous propose dans cet article, de vous exposer  6 méthodes de lecture, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Vous pourrez ainsi, mieux aider votre enfant dans son apprentissage de la lecture.

1. La méthode syllabique

La méthode syllabique a pour principe d’apprendre les lettres, puis les sons, pour former des mots. On débute par les sons les plus facile pour aller vers les plus compliqués. Le livre le plus connu et le plus vendu reste la méthode Bosher, édité pour la première fois en 1906.

Le principal avantage de cette méthode est qu’une fois que l’enfant sait lire, il peut déchiffrer n’importe quel mot, y compris s’il n’en connaît pas le sens. L’inconvénient est qu’elle demande beaucoup d’effort à l’enfant, qui peut se décourager et perdre le goût de la lecture. Mais, cette inconvénients peut-être limité, en proposant à l’enfant, des approches différentes, quand le livre de lecture l’ennuie.  Par exemple, chez nous, on est passé par les alphas, et des fiches de lecture sur internet (toujours la méthode syllabique). On lui reproche aussi que l’enfant, au départ, passe beaucoup de temps à déchiffrer sans comprendre le sens de ce qu’il lit.

C’est la méthode que j’ai choisis pour mon fils. Il a appris rapidement à lire des sons simples, puis quand on a commencé à aborder des sons plus complexe, il y aller à reculons. Comme, on avait le temps, j’ai préféré tester autres choses, quand la lecture devenait un moment pénible pour lui.

L’idéal est de compléter la méthode syllabique par une méthode plus ludique.

 

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2. La méthode globale

Le but de cette méthode est que l’enfant retienne chaque mot comme une image. Cela permet d’apprendre à lire plus rapidement et plus facilement, il parait. Dans un premier temps, l’enfant mémorise l’orthographe d’un mot, puis dans un second temps, il décortique le mot syllabe par syllabe.

Les inconvénients de la méthode sont que les élèves peuvent confondre des mots proches (poule et boule).

Cette méthode bien qu’elle fasse toujours débat, n’est plus enseigné à l’école, à elle seule. Mais, beaucoup d’enseignants débutent la lecture avec la méthode globale pour aller, ensuite vers la méthode syllabique. Ou bien enseigne les deux méthodes en même temps. Ce qui peut également être problématique.

Cette méthode est fortement critiquée, pourtant elle continue à être l’une des principales méthodes utilisés dans les écoles publiques en France, sous le nom bien caché de « semi-globe » ou « méthode mixte« . Selon les neuroscientifiques, cette méthode ne permet pas un apprentissage efficace de la lecture. Cela, a d’ailleurs été prouvé sur le terrain avec des générations d’enfants qui ont bénéficiés de cette méthode et  qui peinent à comprendre un texte.

C’est une méthode que j’ai réellement découvert que depuis que mon fils est au cp. Il doit apprendre par coeur des mots, ou lire des mots ou prénom, vu en classe. Alors qu’ils n’ont pas encore vu tous les sons composant ces mots. Ca ne pose pas de problème à mon fils, car sait lire. Par contre un enfant, qui débute en lecture, ne fait que réciter par coeur ce qu’il a appris en classe, sans chercher à lire, puisqu’il n’en ai pas capable.

 

3. La méthode Borel-Maisonny

Cette méthode phonétique et gestuelle a vu le jour en 1962. A la base, elle était destinée à des enfants malentendants, puis elle a été repris pour des enfants ayant des difficultés d’expression. Et finalement, elle est actuellement utilisée pour tous les enfants.

Cette méthode s’adresse à des enfants qui sont plutôt visuels. Elle est également recommandée pour des enfants ayant des difficultés à mémoriser. Chaque geste représente un son. Une fois que l’enfant arrive à déchiffrer les sons, les gestes disparaissent. Par exemple, il y a un geste reprèsentant le son o, qui peut s’écrire o, au ou eau.

La méthode Borel-Maisonny est un bon complément pour l’apprentissage de la lecture pour certains enfants.

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4. La méthode des alphas

Cette méthode crée en 1998 permet un apprentissage ludique et complet de la lecture. La créatrice, Claude Huguenin, est spécialiste dans les troubles du langage écrit. Pour susciter l’intérêt de l’enfant pour la lecture, les alphas proposent une approche innovante. Ils racontent une histoire, dont les héros, les alphas sont en forme de lettres. Chaque lettre a une raison d’émettre un son. Ainsi, à travers de petites histoires, on enseigne à l’enfant des règles d’orthographe.

Par exemple, le s est très timide et quand il est entouré par deux voyelles, il se met à zozoter. Il a besoin d’un frère jumeau (un autre s) pour émettre de nouveau le son s. C’est une méthode reconnue par l’Unesco et qu’ils utilisent dans leurs programmes d’alphabétisation.

C’est évidemment la méthode préférée des enfants. Le seul inconvénient que j’ai trouvé est qu’elle n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le coffret complet est vendu à 50 euros.

Mais, il est possible de l’acheter d’occasion à 20 euros environ. De plus, on trouve quelques vidéos gratuites sur Youtube et les alphas à imprimer et plastifier.

5. La méthode naturelle

Cette méthode a été mise au point en 1922, par un instituteur devenu célèbre, Céléstin Freinet. Comme pour la pédagogie Freinet, il part du principe que l’enfant apprend et retient mieux, quand il est autonome et maître de son apprentissage. L’instituteur a pour rôle de le guider dans la bonne direction et non de lui imposer un savoir.

Pour débuter la lecture naturelle, on montre à un enfant une image avec, par exemple le mot ballon et on l’emmène à réfléchir sur quelles sont les autres mots qui commence par le même son. Dans notre exemple, le mot ballon peut l’emmener à écrire banane, balle, bâton…  Et tout doucement il va décomposer chaque mot en son, pour écrire de nouveau mot. Et plus tard, il écrira de petites phrases, puis des petits textes.

L’enfant apprend à lire à son rythme et avec son propre vocabulaire. L’inconvénient de cette méthode est que cela demande une certaine discipline de la part de l’enfant. Elle peut être très utile pour commencer la lecture, mais pas adapté à certains enfants, qui ont besoin d’être un peu plus cadré.

Cette méthode peut être commencé à l’école maternelle, dés 3/4 ans.

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6. La méthode mixte

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un mix entre plusieurs méthodes. Généralement, il s’agit d’un mélange de méthode syllabique et méthode globale. Mais, on peut utiliser autant de méthodes que l’on souhaite, tant qu’elles sont adaptés à notre enfant.

Attention, tout de même, on appelle méthode mixte, toute méthode de lecture utilisant à la fois la méthode syllabique et globale. Hors, la méthode globale a souvent, une grande place, surtout au début. Ce qui est déconseillé.

Pour mon fils, nous avons commencé avec la méthode syllabique, puis j’ai utilisé de temps à autres les alphas, notamment pour distinguer le b et d, ou lui expliquer la règle du s qui zozote. Et à l’école, il utilise toutes les méthodes cités plus hauts sauf celles des alphas.

La méthode syllabique est indispensable pour un bon apprentissage de la lecture, sauf si on utilise les alphas. Cependant, elle doit être complétée par d’autres méthodes, notamment quand l’enfant a des difficultés d’apprentissage ou quand la méthode l’ennuie.

Je recommande, donc de faire un mix entre plusieurs méthodes selon les préférences de l’enfant, son type d’intelligence et sa façon d’apprendre. Mais surtout, ne pas commencer par la méthode globale.

Pour donner le goût de la lecture aux petits, il faut alterner dés le départ, entre  littérature pour enfant et le bon vieux livre de lecture. Je recommande les livres « Ratus poche », qui sont des petits livres illustrés pour enfant, écrit par le couple Guion, elle a été institutrice puis orthophoniste et lui, professeur de lettres. Ce sont des petits livres de poches, qui se lisent facilement, même pour un enfant de cp. Ils existent en 3 niveaux (cp, ce1 et ce2), et comptent 150 titres.

J’ai acheté quelques Ratus, car j’en avais moi même lu, quand j’étais au cp,  mon fils aime beaucoup. Au début, c’est moi qui lui lisait, et maintenant il les lit tout seul en ma présence.

Et vous, quelle méthode de lecture avez vous choisis ?