Salam alycom,

En France, une famille sur 5 est monoparentale. Les musulmans n’échappent pas à cette tendance. Dans les sociétés ancestrales, la femme ne se retrouvait jamais seule. En cas de divorce ou veuvage, toute la famille participait à l’éducation des enfants. Aujourd’hui les codes sont différents, les familles monoparentales sont plus isolées qu’autrefois. Les oummis solos font face aux préjugés. Elles doivent trouver un équilibre afin d’être en harmonie avec elles mêmes et enfin accepter l’aide de leur entourage.

Les préjugés envers les oummis solos

Le prophète saws a dit : « Le divorce est parmi les choses permise, la plus détestée d’Allah », rapporté par Abou Daoud. Pourtant certaines personnes se permettent de juger les femmes divorcées, sans même les connaître. « Ca ne se fait pas de divorcer chez nous », pour reprendre une phrase qui m’a été adressée par une femme. La personne ne l’a pas dit dans le but de me blesser, mais cela m’a déçue d’elle.

D’autres disent : « Avec des parents divorcés, pas étonnant qu’il/elle divorce ». Il est vrai que nous reproduisons inconsciemment les choses que l’on a vécu. Mais, nous avons notre libre arbitre et il appartient à chacun de faire un travail sur lui afin de faire ses propres choix.

Enfin, le dernier préjugé « Elles sont trop difficile pour se remarier ». Le divorce avec des enfants restent une épreuve difficile, hamdoullah. Beaucoup d’oummis solos ont vécu une séparation très conflictuelle, qui parfois perdure longtemps après la séparation. Dans certains cas, les enfants en ont beaucoup souffert, aussi. Il est normal, que ces familles aient besoin de temps pour faire le  deuil de leur ancienne vie. De plus, les oummis ne souhaitent par reproduire les mêmes erreurs que dans le passé.

oummis solos

Etre en harmonie avec soi-même

Beaucoup d’oummis solos n’ont pas confiance en elles. Elles se sentent coupables de ne pas faire grandir leurs enfants dans une famille avec un papa et une maman. Ayant, perdu l’estime d’elles même, elles vont compenser avec un amour possessif envers leurs enfants. Elles deviennent dépendantes de leurs petits.

Quand mon fils était bébé, je suis devenu très dépendante de lui. Je n’étais même pas consciente que je l’étouffais et lui donner de mauvaise habitudes. Hamdoullah, j’ai eu rapidement beaucoup de rappels, qui ont fait que j’ai commencé à faire un travail sur moi.

L’enfant doit rester à sa place. Il est important de se poser des questions pour savoir si les séparations avec l’enfant sont difficiles pour la maman. Nous devons prendre du temps pour nous. Il est nécessaire pour notre bien-être d’avoir des loisirs qui nous plaisent,  faire du sport, rencontrer des soeurs, ou se promener dans la nature. Cela nous permet d’améliorer notre confiance en nous, et de nous sentir plus épanouies. Enfin, il faut avoir une confiance absolue en Allah « Tawaqoul ».

La confiance absolue en Allah

oummis solos

Comment aider les oummis solos de votre entourage

Comme beaucoup de mamans, les oummis solos veulent être une Superoummi. Seulement, elles ont 2 bras comme tout le monde et deux fois plus de choses à gérer seules. Certaines n’osent pas demander d’aide ou refuse celles qu’on leur propose. Pourtant, ça rendrait bien service d’avoir de temps en temps un coup de main.

Le plus difficile quand on est une oummi solo avec des enfants en bas âge, c’est de savoir qu’on a personne sur qui compter (excepter Allah taala, évidemment). Le fait de proposer son aide est déjà rassurant, à condition de s’y tenir, bien sûr (mais c’est un autre sujet).

Les aides qui peuvent être les bienvenus :

  • Proposer de faire du babysitting.
  • Monter les packs (pas facile avec un bébé).
  • Qu’un homme de la famille passe du temps avec les garçons, une figure masculine est importante pour leur développement.
  • Emmener les enfants à l’école quand oummi est malade.
  • Sortir oummi de son quotidien.
  • Simplement prendre des nouvelles de temps à autres.

Comme dit le proverbe africain : « Il faut tout un village pour éduquer un enfant. » Aujourd’hui quand la maman est isolée, la oumma peut participer à l’épanouissement des enfants. Pour cela, les oummis solos doivent prendre conscience qu’elles ont une part de responsabilité dans leur histoire. Il est important aussi, qu’elles deviennent les maîtresses de leur vie, en acceptant l’aide tendu et en avançant. Les erreurs sont les perles de notre expérience. Elles doivent nous permettre de nous améliorer. Et enfin, avoir une entière et pleine confiance en Allah taala.